05/08/2012

OUESSANT par Anwen

 

OUESSANT

Les pilotes de l'Iroise ont raffalé leurs voiles,
Ouessant, ô Ouessant, porte les sur tes lèvres !
Ils rentrent tôt ce soir en traînant sur la grève
L'homme que la mer rejette, dans un morceau de toile.

Celui-là n'aura pas la tombe du marin,
Ouessant, ô Ouessant, porte le sur tes lèvres !
Mais la terre froide et nue recouverte d'une stèle –
A l'étroit, solitaire, au fond d'un vieux jardin.

Et la femme du matelot fermera ses volets,
L'âme une dernière fois brisée par la tempête,
Ouessant, ô Ouessant, porte la sur tes lèvres !

Mais les enfants du roc que nous sommes, ô Ouessant !
Etendront à jamais leurs mains vers d'autres rêves.
Ouessant, ô Ouessant, porte nous sur tes lèvres.


Texte d'ANWEN

source: outrereve.com

08:05 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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