18/10/2011

A vif par/é-owl


Dans les regards de ces eux, qui ne savent où pleurer,
Il y a des quartiers,
Faits de gris et de noirs, de zones d'ombres et d’échafauds
d'âges oubliés.

Mers de rue, murs de misères,
l'air de rien je vaque
de long en large
à soumettre l'éphémère. A pleurer des brouillards.

Que je dépeigne-t-à la nuit la langue.
Que je déballe les mots, comme on franchit les ponts
sus-pendus, aux gibets des aurores fraîches,
et c'est le temps qui me désarme
quand près des ombres passe une âme.
Et qu'elle crie et qu'elle traîne,
au jour levant, sous le soleil
et traîne avec elle -son malheur-
qui vient s'échouer sur les récifs
des plages de béton hantées.

Les yeux d’iceux qui pensaient croire,
ont peur de voir.
Un passant d'un pas vif s'enfuit -frêle- des esquifs
où s'empaquettent
des vies de rien,
dévidées seules
au gré des jours.
Même l'espoir a fui ces tours.

J'errance tout des personnages -bariolés d'ivresse-
de leurs chemins de croix
des "crois en moi"
au croisement
qui te proposent pour quelques instants
l'Escapade et la bourse.

De vieux bus faméliques,
ternis d'années de privations, sortent
-quoi que bien rares-
de leurs rades insalubres.
Ils rampent et vont,
et viennent et repassent
-à croupetons-
le long des trottoirs de ce conglomérat d'ombres précoces.

Ici quoiqu'il arrive, un matin de janvier est un matin de plus ;
un matin de juillet un matin comme un autre.
Ici, dans les regards de ces eux, je n'ai rien lu, et ne sais qu'en penser.
Ici, on ne m'a rien appris, mais on ne m'a rien pris, on m'a demandé d'être.

Quartiers glacés, abandonnés ; ici on naît, ici on meurt.

 

by /é-owl

16:41 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/10/2011

Aller-retour par Pendantce.

 

Aller- retour

 

Il fallait trouver un interlude, là ou prude le nomme

Une pause, le vieil homme, un intermédiaire entre

L'âpre chaud et la froide misère

 

Des cordes ! qu'il pleuvait sur le gros dindon

Des ficelles dentelées d'or et de lumière

Sur cette horloge

 

Parmi la foule dissolue et égarée, tous

En eux, suçaient des sucres d'orge, tous !

Sauf un ! 

 

Le sucre d'orge qui se faisait sucer 

Et alors, nul n'eut plus d'idée en tête

Que cette saveur molle et mielleuse

 

Il fallait l'appeler le sucre d'ores et déjà

Cependant que le goûtu de la chose

Se fit progressivement

 

Cependant même que le sucre alors

Lui aussi suçait

 

Mais même progressivement

Même d'or et de jade, le sucre,

Etait cette intermittence entre

 

La mer qui part et le vent sous le vent

 

Il fallait, il fallait, il fallait

Il fallait

Mais les gens n'avait plus rien dans le ventre

 

Il fallait alors d'un bruit ? faire la sourde oreille ?

Et leur apporter de nouveaux sucres d'orges ?

Fallait-il ?

 

Je n'étais sûr de rien, mais je savais, en outre

Qu'il en faudrait d'eux un autre abîme

La question était devenue une interrogation

 

Fallait-il que ces gens naissent ?

Fallait-il que ces gens s'usent ?

 

Il fallait évoquer une pleine mesure

Pour que

D'un ego lâché leurs âmes restent

 

Il fallait du sucre d'orge,

Toujours et toujours

Sans cesse

 

Leurs âmes mourraient s'il en eût manqué

Il fallait, il fallait, il fallait

Il phallus,

A jamais

 

 

PENDANTCE

SOURCE: FB

 

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