29/06/2011

Fleurs pour la fée aux trois prénoms.

 

Bonjour ou soir ou joyeux midi,

ce petit hommage respectueux que je suis très heu-reux de te dédier n'est ni un plan drague ni même un plan cul; je ne m'approche plus trop près des femmes qui sont avec un autre, cela génère trop de souffran-ce, trop de cris, trop de larmes.

Non, il s'agit juste d'une tentative d'exprimer les émotions que j'ai ressenties ce jour-là et de partager ce quelque chose de positif avec toi et d'autres car il illustre le fait que l'on n'est jamais complètement détruit psychologiquement et/ou sentimentalement , aveugle et sourd même si l'on pensait l'être.

 

Jim

 

 

DES FLEURS POUR LA FEE AUX TROIS PRENOMS.

 

 

Cuicui!

 

Tu ressembles à un personnage de Wim Wenders, à une fée directement mailée d'une étoile rock'n'roll sensuelle vers une bonne chanson de U2,

tu sais,

du genre de celles qu'on se repasse en boucle

en dansant seul dans le salon,

un lent et long samedi soir d'hiver...

 

 

Je me devais de débuter de cette façon,

parce que c'est comme cela que mes yeux t'ont découverte,

sous cette casquette

qui te donnait également l'air d'une fan des Waterboys.

 

 

Beaucoup d'images en quelques secondes...

Un flux interpellant qu', à chaud, je ne vois pas venir,

puisqu'un simple événement banal vient de se produire:

quelqu'un vient d'entrer dans ce bar,

le seul où je me sente encore un peu chez moi en Belgique...


 

Une femme,

une différente aurait dû me murmurer mon instinct,

mais là, je n'en étais qu'aux alertes oculaires

qui clignotaient bien loin des sphères de cette partie du cerveau

dont j'ignore le nom qui bosse sur autre chose que le machisme

et qui m'annonçaient qu'une Belle,

comme le dit parfois Lavilliers,

venait de franchir le seuil.

 

 

Tu le sais sans doute,

l'errance d'après les ruptures est silences et musiques,

autoroutes pour s'épuiser,

voyages pour s'enfuir en vain de soi

ou chemins désertés que l'on pratique

en se gavant de joies artificielles,

enfants qui s'interrogent,

animaux de compagnie dont on raffole,

plantes en pots à qui l'on cause,

larmes travesties sous des fous-rires de circonstances,

électroménager en panne que l'on maudit,

intégrale du docteur House regardée en boucle,

mais aussi, bien souvent,

étreintes ne débouchant

que sur encore plus de doutes et de détresse.

 

 

Je connais bien tout cela,

j'ai souffert et j'ai blessé,

dans les deux cas,

bien souvent sans même m'en rendre compte...

 

 

La poésie et l'alcool sont des béquilles non négligea-bles,

des compromis aidant le temps à faire son œuvre,

comme on dit...

 

 

Mais l'humain...

l'humain...

c'est quand même mieux, non?

 

 

Encore faut-il accepter d'apprendre

à de nouveau choisir de le laisser s'approcher,

ce foutu humain au féminin,

le seul qui me guérisse vraiment.

 

 

Et là, y a pas photos.

 

Je vis depuis des mois,

confortablement retranché dans une forteresse hypersécurisée,

un rien égocentrique,

fuyant tout ce qui porte jupon

et même ma garde rapprochée

s'échine à capter mon regard

plus de trois secondes.


 

Mais, j'en reviens à toi...

 

Et en poésie, si tu m'y autorises...

 

 

Les beuglements des foules ivres

soignent peu les éclipses du cœur,

tituber au contact des masses

fait rarement jaillir un arc-en-ciel,

un de ceux qui se tatoue à la mémoire

sans qu'on le lui ait demandé,

sans qu'un quelconque don

de soi, de baiser, d'intimité

n'ait été proposé ou même évoqué.

 

 

Mais pourtant soudain je te parle...

 

 

C'est jour de fête en ville...

 

Tu me réponds...

 

Je ne pressens toujours rien...

 

Je t'écoute...

Tu m'écoutes...

En somme...

On s'écoute...

 

Et soudain, je comprends que je suis en train de parler...

Non, pardon, pas de parler...

De te parler...

Et de t'entendre aussi...

 

 

Certains prétendent,

c'est leur droit, 

qu'il est plus facile de se confier

à des inconnus ou des inconnues.

Ce processus ne fonctionne pas avec moi,

J'suis trop parano, trop exigeant,

pour aller me soigner,

me confesser

de ce côté-là de la condition humaine.

 

 

Et là, bien qu'aussi arrosé qu'un de nos potagers

après quinze jours de drache nationale,

lorsque je comprends ce qui se passe,

je devine que, sans le vouloir,

à moins que tu ne sois vraiment cette fée

tombée dans une chanson de U2,

tu m'as guéri de mon autisme relationnel.

 

 

Ça me sonne.

 

 

Chapeau bas!

Feu d'artifice!

Mirlitons!

Tournée générale!

 

 

Je suis libéré,

relaxé,

en fin de peine,

juste parce que tu m'as consacré un peu de temps,

parlé vrai

et, je le pense vraiment,

malgré les différentes versions,

sans aucune retenue,

avec sincérité.

 

 

Oui, mais comment te remercier?

 

Même si...

Même si...

Même si...

Et aussi même si... hélas...

 

Est-il nécessaire de rompre tout contact?

N'est-il pas trop prudent de ne rien expliquer?

 

Non, il me faut continuer d'avec toi communiquer...

 

 

D'abord le soir même,

par deux SMS restés sans réponse,

et puis en patientant quelques jours

avant de reprendre contact,

en espérant ne pas t'importuner.

 

 

Et maintenant,

il y a ce texte qui peu à peu s'enracine,

trouve son équilibre,

son rythme,

pas encore son humilité,

ni sa sortie d'égo, de moi je,

mais elles viendront sans doute

dans quelques temps

dans un second opus,

toute comme l'expression

de la sauvage magique beauté de ce genre d'instant

qui n'a rien du coup de foudre,

ni du coup de fou

et dont toutes les significations,

tout le symbolisme

n'émergent qu'au fil des semaines,

voire des mois...

 

 

Oui, il y a ces mots

que tu as accepté de venir lire ici,

où personne ne sait qui tu es,

où personne ne le saura jamais.

 

 

Merci à toi!

Muchas gracias pour ce cadeau du hasard et de la patience...

 

 

En espérant que nous pourrons reprendre un jour

nos échanges verbaux, certes durs

mais tellement authentiques,

comme tu dis,

je te chante de loin et pas trop fort,

faut pas faire pleuvoir non plus:

«Je te souhaite tout le bonheur du monde.»

 

Lacio drom!

 

 

jean-marc brogniez sur FB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12:10 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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