30/01/2011

La danse du serpent.

 

 

LA DANSE DU SERPENT.

 

Fragile

une proie si fragile

aux mains entravées

allant

venant

dans un couloir bleu azur

 

quête graalique

de la tendresse

de la naturelle fraîcheur durable

mariée à l'espoir

 

des yeux chaloupés

s'échouent sur l'épaisse moiteur de l'absence

 

un silence

adroit

aiguisé

semblable à un coup de couteau

porté traîtreusement

mais sans haine

dans le bas du dos

 

le monde s'attarde là

nochalent

 

la conscience collective me mate

savoure sa victoire toute proche

l'instant tant légiféré

où j'offrirai le service de mes bras noueux

aux bastions de la conscience sourde

 

ensuite

je le sais

l'éclatante douleur de la vision

me sera niée à jamais

 

adieux

 

le temps prendra naissance en moi

 

mon agenda sponsorisé

regorgera de femelles expertes en oubli

et de chantiers décrétés primordiaux dérisoires

 

rap de l'inconsistance

slam de la décence

 

une alarme thermique

reliée à mon pouls

prendra soin de mes pulsations rachitiques

 

jouir oui

mais juste là où il faut

sans déborder

sans se dérober

gicler

 

non

non

non

 

hey baby

trop facile

trop débile

 

je n'ai pas survécu à un million de déprimes

pour terminer crypté sur ce câble atavique

baby

 

mes aspirations demeurent sincères

farouches comme ta bouche

 

ne vois-tu rien?

crois-tu que j'avale la boue juste par plaisir?

 

allez

approche

je suis celui que tu as cherché en vain

durant ces interminables veilles de doute

lorsque la pluie déformait ton visage

et que tu errais seule

à moitié nue

sur les estrans dilapidés

 

je suis ton frère d'errance

 

je serai ton amant

le perdant qui s'unit à la gagnante

le premier pas décisif

vers l'apaisement singulier

de l'arêne abandonnée

 

viens

viens

 

viens-là

blottis-toi

 

oui

juste comme ça

 

calme-toi

 

allez

ne tremble plus

je suis là

 

écoute

écoute

 

oublie cette mauvaise donne

repousse ces sanglots de frayeur

 

je sais

je sais je sais

il y a trop de sang

trop de sang sur les portes

trop de sang sur ton maillot de bain fleuri

trop de sang sur les murs

pourtant aux couleurs de sagesse

trop de sang

 

j'en ai la tête qui rue

 

il y a trop de violence

trop d'ignorance

beaucoup trop de finance

trop

trop de sombres prévoyances

plus assez d'innocence

 

ne présages-tu pas

que tes craintes rugissent en moi?

 

souris

souris-moi

et ma source chantera pour toi

ces mélodies imperceptibles

qui sauront apaiser ta mémoire

 

on dit qu'elle fut enfantée

par une larme de Galaad

un crépuscule d'hiver

où même les loups priaient on à oublié qui

 

parle encore

ne repars pas

 

brille encore

 

un sage des bois m'a murmuré cette formule secrète

promesse de salut

que nous avions crue égarée

 

elle oblitérera les liens des doutes

 

notre résilience tient entre toi et moi

 

viens

viens

 

je t'en prie

approche

 

ne crains rien

je te reconnais

 

qu'as-tu?

 

crains-tu de pleurer de joie?

 

as-tu peur du réveil

du premier matin du nouveau sourire?

 

crains-tu les fantoches attablés

au banquet de la démission?

 

pourquoi désirer

ce qui déjà ne nous atteint plus?

 

allez viens

viens dans mes bras

 

rions

jouons

chantons

dansons

 

oui

dansons

 

dansons

 

dansons sous les bombes.

 

                       jim

 

 

10:32 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Après une absence pour des raisons "révolutionnaires" que tu connais dans mon pays, je reviens vers les sites et blogs que j'ai toujours aimé visiter ! Bonne journée !
PS: Je n'ai pas encore eu le temps pour lire ton livre mon ami.

Écrit par : khanouff | 09/02/2011

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