18/11/2010

Djahane

 

DJAHANE

 

Mon estive

jamais je n'accepterai d'hier

avant d'avoir inhalé

les steppes des lendemains paisibles

en ta présence

 

ce qu'il me reste à vivre

appartient exclusivement à ta clémence

fixant les étoiles

puis les marins éructant leurs désirs

mêlés au sperme d'illusions délavées

oblitérant les regards d'arabesques folles

 

légionnaire

la route du sel

je la trace avec mes larmes

 

nul besoin de méharées

juste peut-être du salut fraternel

de Saint-Exupéry me survolant

 

mon aimée

ces fleuves éphémères intimes

je te les offre

 

qu'ils demeurent ma seule prière

mon unique réalité

 

alors

lape mes joues rougies

elles charrient le vin de mon âme

et la saveur apaisante de fruits

issus d'arbres incandescents

encore à planter.

 

 

jim

 

09:15 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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