01/11/2010

Flandre littorale

FLANDRE LITTORALE.

 

Un piano de bastringue décimé

Aux refrains âpres, forts, qui se hument,

Joue le bal à des canaux élimés

Courtisés par de fragiles coteaux de brume.

 

Combien de fois ai-je imaginé Arno,

Chantant, dansant, à la marée recourbée,

Le sang en bières, le cuir botté dans l'eau,

Face à Ostende et ses multiples baies?

 

Ici, la musique vit, sans fard, dans les vagues,

Les kermesses, les herbes, la démarche des filles...

Au large, la nuit dessine une escorte de bagues

Qui d'une main libère et de l'autre relie.

 

J'aime m'asseoir sur ces môles passés d'heure

De Dunkerque ou d'ailleurs, aimablement hantés,

Pour écouter sans craintes et surtout sans douleur,

Ces si belles légendes que le vent aime chanter...

 

el jim

08:21 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

J'aime ! Surtout les dernières lignes !

Écrit par : carine-Laure desguin | 06/11/2010

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