12/05/2010

Vieillesse vue d'ailleurs par Insolence

VIEILLESSE VUE D'AILLEURS
 
Je dégoupille mes veines
En fondues sonores
J'ai monté tant de roches
J'ai
Suspendu ma langue
A des cliquetis fielleux.
Et la fatigue me prend près
D'un roc immuable, où les pianos aigres jouent seuls comme des fous.
 
J'aimais les musiques, leurs barbaries souvent
Vieilles de son, souvent belles.
J'aimais peinturlurer les granges
J'aimais danser
Les pieds nus au sol.
 
Les supercheries mondiales.
 
Je comprenais déjà le feu infatiguable frappant
A ma porte,
Et je courrais aussi,
Parce que
J'étais elle.
 
J'avais la fleur au ventre et les boyaux
Salés
Qui s'entichaient des fleurs de basalte
Essoré.
 
Je ne priais jamais Dieu
Ni le fils apeuré, ni le père incestueux.
J'étais sage des faits,
Mais l'insolence aux mots.
 
Aux mots tout atrophiés qui séduisent.
 
Les gosses, les filles
Estompés sur leur tableau précoce.
 
Je dégoupille mes veines
Au bord -un vautour bleu, rouge
De tête, guette un tout nouveau feu,
Fatiguable de chair, frappant aux feuilles mortes des
cadavres évincés auprès des flammes.
 
Les murs après l'eau.
 
Insolence.
SOURCE: OUTREREVE.COM

09:42 Écrit par jim dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires


Merci.

I.

Écrit par : Inso | 13/05/2010

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Je passe te saluer mon ami :)

Écrit par : khanouff | 14/05/2010

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