11/05/2009

Corto sous les lunes

CORTO SOUS LES LUNES

 

Au balcon vulcanique des soupirs déteints,

Là où les sirènes épurées crépitent

De promesses à la douceur d'un satin

Déposé sur les sables érudits d'Egypte

Par la rosée puissante des désirs inédits

Que rien ne lasse, n'entremet ou n'enlace,

Je me dresse sans frissons ni crédits,

Tel un baiser que des lèvres enchassent.

 

L'ombre portée du sanctuaire des délices

Dans mon dos ricane et fulmine en vain,

A mon âme elle n'est plus ce supplice

Qui, au réveil, disséquait mon destin;

Car, depuis, j'ai cheminé de mirage en mirage,

Changeant mille fois de rimes et de grimages,

Oui, depuis, j'ai reconnu comme mienne cette sauvagerie

Rendant caduque l'alimentaire pathétique folie

Propre aux chiens de guerre tenus en laisse

Par ces faux purs aux académiques honneurs nourris

Qui, sans faillir, revoient à leur avantageuse baisse

Ce que l'élémentaire sagesse leur a appris.

 

Regardez-moi sans y prendre garde!

Gavez-vous de mes contresens et non-dits,

Je suis celui qu'aucune lune n'écarte,

Celui que le vent des steppes a compris.

Et je cours, chante, rugis, vocifère

Drapé de mandragores et de pétales d'obus,

Impitoyable, juste, drolatique, éphémère,

L'écho de mes pas couvrant vos tristes vertus...

 

 

                                                            el djim

 

09:56 Écrit par jim dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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