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PUNKY REGGAE PARTY
SONAR POSTCIVILISATIONNEL ANARCHO-BOUDDHISTE A OGIVES MULTIPLES
06-02-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Où es-tu père??? de Abderrahmane Laghzali

Où es-tu père???

 

Angoissé dans mon sommeil

Comme à mon réveil

 

Le soir comme le matin

Au lever du jour et à son déclin

 

Constamment agacé

Mon petit corps harassé

Et le moral tracassé

 

Tel un fou je te cherche!

Partout dans la maison!

La maison sans ta présence?

Qu'elle est vide et sombre!

 

Je cherche, en vain, ton beau visage!

Que quelques photos, que des images!

 

Que tes vêtements ici et là épars

Ou pêle-mêle dans l'armoire!

Que quelques objets t'appartenant,

Que des fratras dans les tiroirs!

 

Et ton beau sourire mélancolique et rare?

Mirage!

 

Et ta colère facile et belle?

Et celle que tu retiens noire puis

Qui éclate et devient rouge?

Et ton calme aussi? Et ton indulgence?

Et ta douceur? Et ta clémence?

Et ton badinage?

Vapeur! Nuages!

 

Et ta voi puissante chaude et vibrante

Et tes lois justes bien qu'austères?

Et ton regard agréable quoique sévère?

Où es-tu père?

 

Je ne cesse de me poser

La question et de la poser à ma mère

" Où es-tu père?"

Tantôt elle se fâche,

Autoritaire m'ordonne de me taire.

 

Tantôt elle se cache et enfouit

Sa tête dans sa laine et pleure

Toutes ses larmes.

Elles les versent chaudes et amères.

 

Hier, au crépuscule

Alors que j'étais accroupi

Dans mon coin noir du vestibule,

Après avoir fait sa prière,

Ma pauvre mère s'est approchée de moi,

S'est assise par terre,

Emue, la tête baissée,

La voi brisée, le coeur blessé,

Elle m'a caressé les cheveux ras.

Elle m'a embrassé et m'a serré dans ses bras.

Et après avoir tant résisté,

Ne pouvant plus garder pour elle seule

La douloureuse vérité,

Elle a balbutié:

" Il est parti ton père... il est en mer..."

 

Très étonné, n'ayant rien compris,

J'ai demandé,les yeux grands ouverts:

"En mer!?... mais pour quoi faire!?"

- Après lui avoir volé sa jeunesse et sa sueur,

Après l'avoir jusqu'au sang sucé,

On ne veut plus de lui à l'usine

Et par une machine,

Le patron l'a remplacé.

Alors, depuis lors, le pauvre, jour et nuit délirait:

" Rien de rien...

Vie de chiens...

Vie de misère...

Quelle galère!...

Quel enfer!...

C'est leur terre...

Ils l'ont volée...

Ca leur appartient...

Nous on a rien...

Que servitude, mépris et faim...

Je ne peux plus...

Il faut "brûler"... je "brûlerai"...

Le Pacifique, la Méditerranée ou l'Atlantique...

La mer!... La mer!... La mer!... "

 

Le soir de ce jour-là, le sommeil m'a déserté.

Toute la nuit, je voyais l'immense étendue

Des eaux bleues et glauques,

De marées hautes et d'autres basses,

Des oiseaux dessus qui flottent et qui passent.

S'envolant dans l'air je voyais torunoyer

Des hirondelles, des sternes, des mouettes,

Des goélands vachement chouettes,

Des macareux, des guillemots, des pingouins,

Des cachalots, des baleines, des dauphins...

Des vaguelettes mignonnettes déferlantes,

De l'écume, des algues et des grosses vagues,

Hurlantes, effrayantes.

Beaucoup! Beaucoup de vagues!

Je voyais aussi, là-bas, très loin,

Des bateaux qui voguaient

Et d'autres ici, ammarrés qui tanguaient,

Mais mon père, je ne le voyais pas.

 

 

ABDERRAHMANE LAGHZALI

source: outrerêve.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jim, 06-02-2010 10:51:34


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27-01-2010
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un peu de lumière by jim

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jim, 27-01-2010 08:56:25


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17-01-2010
Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Le nouveau siècle par Plumedeter

 

LE NOUVEAU SIECLE

 

En ce temps là

on avait depuis longtemps oublié

les pianos mécaniques et les trains à vapeur

 

Les poubelles de l'Histoire débordaient

de choses périmées

et pour les idées,

le sang des martyrs

de toutes les causes perdues s'était asséché

en même temps

que les coeurs et les consciences.

 

Les hommes vois-tu

avaient perdu le sens de la mesure

et en même temps

le goût de la lutte,

de la gloire

et même aussi de la fête.

 

En ce temps là,

les barbares avaient gagné toutes les batailles

et les dieux portaient des noms étranges

sonnants et trébuchants

comme yen, euro ou dollar.

Les cris de l'espérance

avaient été pulvérisés

dans les centres commerciaux

au milieu du concert quotidien

des sonneries des téléphones mobiles.

 

La foi, vois-tu ami, avait changé de camp.

 

Qui se souviendrait bientôt

des prolétaires

et des foules grondantes qui hantaient

les rues des villes

pour dire la colère?

 

En ce temps,

on ne gardait plus pour demain

les miettes du pain du jour

et l'eau sous la douche

coulait à flot sans retenue.

Tandis que la banquise s'effondrait

en silence

et qu'on célébrait les victoires au Fouquet's

des murs de Berlin reprenaient

forme dans les esprits,

des murs d'incertitudes et de crainte,

des patries putrides

pour esclaves volontaires.

 

De l'ancien siècle

ne resteraient bientôt que

les murmures des révoltes,

des reliques de folklore

reléguées au rebut,

comme des pages déchirées  du grand livre du monde.

 

En ce temps là,

les mots eux aussi

avaient atteints leurs limites

et se noyaient sans espoir

dans les logorrhées du commerce en ligne.

 

Et l'amour

l'amour autrefois seul bagage

pour ne pas perdre le sens

l'amour se négociait sur écran.

 

Oui, les hommes avaient perdu le goût

et les quelques-uns

qui parlaient encore

de fraternité, de justice et de tolérance

étaient la risée du monde,

des archaïques en mal d'autrefois,

des anti-modernes,

des pauvres types.

 

En ce temps là,

on ne prenait plus le temps de vivre,

on vivait son temps

au rythme du CAC40,

des choses à consommer

et des misères à venir.

Des légions de chômeurs jetés sur le bitume

alimentaient la chronique

quotidienne des médias férus

de sujets vendeurs

et la doctrine politique

n'en finissait plus de se noyer

dans ses mensonges.

 

Le nouveau siècle,

tant vanté par les rédacteurs patentés

de la presse moderne,

ces lèche-bottes repus de fatuité

et professionnels de la condescendance,

sonnait comme le triomphe du capital

sur le peuple,

et les jours que l'on pouvait

voir poindre sur l'horizon défait

ne plaidaient pas pour la joie

et un avenir meilleur.

 

En ce temps là

la distance parcourue

sur le chemin de ma vie

était dépassée de moitié

et je regardais avec nostalgie

toutes ces années écoulées,

toutes ces années d'amour,

toutes ces années de travail,

toutes ces années d'espoir,

toutes ces années de batailles,

toutes ces années...

pour en arriver là.

 

 

PLUMEDETER

source: outrerêve.com

 

 

 

 

 

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jim, 17-01-2010 11:45:30


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11-01-2010
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peace

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jim, 11-01-2010 09:06:19


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