04.04.2012
Le Rubens by jim

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05.03.2012
Corto au dessert.
CORTO AU DESSERT.
Au paradis des ivresses diaphanes,
Là où l'indolence cotoie l'infini
Et où le parfum fané des femmes
Constitue une mystique tactique de repli,
Il m'arrive de dériver la bouche béante
Et les mains comme amoureusement attendries
En oubliant les paradoxes de cette fiente
Qui fut de tout temps ma plus tendre amie.
Et les fulgurances convenues
Se contentent d'abreuver alors
Les parasites schismes dissolus
Faisant rêver à ces poussières d'or
Qui au ponant formaté des déserts
De ces savoirs sanctifiés en architectures
Offrent à l'Homme immobile une Lumière
Se lascivant bien trop vite en parure.
Qu'adviendra-t-il de nos passibles mémoires
Lorsqu'aux lavis édictés des cieux bafoués
L'on prétendra que nous recherchions la gloire
Sur les contreforts acidulés de la modernité?
Entre nous, je m'en total contrefous
Car à mon coeur rien n'est plus doux
Que le mantra symphonique de la marée
Qui, à mes pieds, ne cesse de murmure: "....."
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24.01.2012
by jim

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28.11.2011
Automnale 2 by jim

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10.11.2011
" Credo " by /é-Owl
"Credo"
Dieu n'existe pas
ça m'a frappé comme un coup d'blues,
un café froid dans un jazz-bar
... entre un flipper et deux cuirs noirs
en plein New-York des années vingt.
C'est la saveur des trafics d'âmes qu'éveille en mon bas-ventre,
aux vespérales manoeuvres du quart d'attente vrillé,
les rencarts pulsionnels.
Deux junkies sous des néons pluvieux
et une blonde langoureuse dans les bouches du quartier
où les métros malmènent ces hommes porte-manteaux
cirés
et ma vie cendrier ne comble plus mes peines.
Mes veines en artères
je débine en couleurs
sous la grisaille des postes et des chambres d'hôtel
miteuses
où râlent à toutes fenêtres des précieuses masochistes.
J'ai confondu le paradis avec les lits crasseux, autels,
des sacrifices modernes, mortuaires,
de cannibales avides de chairs.
Quatre glaçons dans mon whisky passent dans ma tête en s'égarant,
se dissipant au coin des rues sous le feu des lampadaires crus.
Rendu d'un monde d'éclats, plongé
dans les ténèbres je vogue où vaquent les putes quand elles ne travaillent pas,
j'immerge, au plus profond des eux,
les portraits décousus des yeux d'or pur, airains
qui cherchent la pépite dans ce bourbier de sang.
L'horizon éreinté ce n'est qu'un point blanchi, caché de lasses tours et de miradors gris
Autour desquels s'alignent les brumes et les effluves du béton froid et des tranchées.
Dehors,
les hommes se lèvent, s'en vont marcher,
sur les cadavres de l'avant-veille
les balles sifflant à leurs oreilles ;
au loin les voix de leurs enfants, éperdus et d'ivresse
et de plombs, de tortures,
et raflés de n'avoir jamais eu de prière
et d'étoiles en qui croire,
leur rappellent leurs tourments, leurs douleurs
et ce qu'ils ont pleuré.
Un credo :
l'amour que Dieu vous donne il le reprend au triple
et l'arrache des bras morts des mères en mal d'amour.
Les cieux de leurs sourires, miroitent sarcastiques,
aux angelots pervers et aux saints expiatoires.
Non Dieu n'existe pas, héroïne de mes jours
luxurons nous au mieux, roulons sur le plancher ;
un jour neuf s'est levé sur les trottoirs déserts
où des hommes sans but s'en vont errer sans peur.
J'ai revêtu ces plaintes pour acquérir une pâle, figure d'humanité,
me suis bercé des larmes de ceux qui pouvaient fondre au soleil rouge de leurs nuits blanches.
Il y a dans ma tête tout un monde qui crie,
les fantômes de mes pairs, déjà morts mais bien vifs
et les crocs d'un monstre noir qui me rappelle à ses abîmes.
/é-Owl source: outrereve.com
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04.11.2011
Automne 1 by jim

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18.10.2011
A vif par/é-owl
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by /é-owl |
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01.10.2011
Aller-retour par Pendantce.
Aller- retour
Il fallait trouver un interlude, là ou prude le nomme
Une pause, le vieil homme, un intermédiaire entre
L'âpre chaud et la froide misère
Des cordes ! qu'il pleuvait sur le gros dindon
Des ficelles dentelées d'or et de lumière
Sur cette horloge
Parmi la foule dissolue et égarée, tous
En eux, suçaient des sucres d'orge, tous !
Sauf un !
Le sucre d'orge qui se faisait sucer
Et alors, nul n'eut plus d'idée en tête
Que cette saveur molle et mielleuse
Il fallait l'appeler le sucre d'ores et déjà
Cependant que le goûtu de la chose
Se fit progressivement
Cependant même que le sucre alors
Lui aussi suçait
Mais même progressivement
Même d'or et de jade, le sucre,
Etait cette intermittence entre
La mer qui part et le vent sous le vent
Il fallait, il fallait, il fallait
Il fallait
Mais les gens n'avait plus rien dans le ventre
Il fallait alors d'un bruit ? faire la sourde oreille ?
Et leur apporter de nouveaux sucres d'orges ?
Fallait-il ?
Je n'étais sûr de rien, mais je savais, en outre
Qu'il en faudrait d'eux un autre abîme
La question était devenue une interrogation
Fallait-il que ces gens naissent ?
Fallait-il que ces gens s'usent ?
Il fallait évoquer une pleine mesure
Pour que
D'un ego lâché leurs âmes restent
Il fallait du sucre d'orge,
Toujours et toujours
Sans cesse
Leurs âmes mourraient s'il en eût manqué
Il fallait, il fallait, il fallait
Il phallus,
A jamais
PENDANTCE
SOURCE: FB
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26.09.2011
Le voile d'araignée by jim

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22.09.2011
Stay rebel by jim

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10.09.2011
Air libre by jim

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04.09.2011
Maillon d'or by jim

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15.08.2011
Calais by jim

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14.08.2011
Massambalo's blues.
|
MASSAMBALO'S BLUES. |
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08.08.2011
No border by jim

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27.07.2011
L'Autre Automne par /e Owl
L'Autre Automne.
A près de quatre milles
Des balafres du temps,
A deux ou trois regards de la croisée des vides,
Aux sons de ces jazz clairs des rues de New-Orleans
Persiste l'autre Automne.
Quand le vent de Russie
-Dans les sapins de Nadochka un 6 décembre-
Souffle la neige épaisse des intérieurs-bulles
Bercé de ces crin-crins de violons trop sourds,
-Et ivre de vodka-
Le post stéréo du vieux Pyotr
Me souffle l'autre Automne.
Cet Automne,
Parfois été, parfois hiver, parfois printemps ;
Reste l'instant gravé d'ailleurs jamais connus :
Potosi, 1843
Chenoise, 1906
Mourmansk, début XXème,
Blantyre...
Sorte de souvenir obscur de passés alternatifs et dont les échos narguent.
Je revis d'autres lieux.
Souvent quand la pluie pèse
Sur les toits de São Paulo ;
Agüenta a Mão, João,
A la radio ;
Je m'endors face au doute trop blanc d'un mur craquelé,
Du linge coloré étendu adjacent ;
Puis je reviens à moi,
Avec toujours ce nom...
-L'autre Automne-
Cet autre Automne il est en moi.
Il me captive et il me ronge,
Il m'habite,
Me délite.
Me passionne et me noie ;
-Il est mon dernier mur-
/e Owl
source: Nocte Poesis ( forum littéraire )
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22.07.2011
Squat the world by jim

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17.07.2011
Parcourant de secrets sentiers...
|
PARCOURANT DE SECRETS SENTIERS. |
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29.06.2011
Fleurs pour la fée aux trois prénoms.
Bonjour ou soir ou joyeux midi,
ce petit hommage respectueux que je suis très heu-reux de te dédier n'est ni un plan drague ni même un plan cul; je ne m'approche plus trop près des femmes qui sont avec un autre, cela génère trop de souffran-ce, trop de cris, trop de larmes.
Non, il s'agit juste d'une tentative d'exprimer les émotions que j'ai ressenties ce jour-là et de partager ce quelque chose de positif avec toi et d'autres car il illustre le fait que l'on n'est jamais complètement détruit psychologiquement et/ou sentimentalement , aveugle et sourd même si l'on pensait l'être.
Jim
DES FLEURS POUR LA FEE AUX TROIS PRENOMS.
Cuicui!
Tu ressembles à un personnage de Wim Wenders, à une fée directement mailée d'une étoile rock'n'roll sensuelle vers une bonne chanson de U2,
tu sais,
du genre de celles qu'on se repasse en boucle
en dansant seul dans le salon,
un lent et long samedi soir d'hiver...
Je me devais de débuter de cette façon,
parce que c'est comme cela que mes yeux t'ont découverte,
sous cette casquette
qui te donnait également l'air d'une fan des Waterboys.
Beaucoup d'images en quelques secondes...
Un flux interpellant qu', à chaud, je ne vois pas venir,
puisqu'un simple événement banal vient de se produire:
quelqu'un vient d'entrer dans ce bar,
le seul où je me sente encore un peu chez moi en Belgique...
Une femme,
une différente aurait dû me murmurer mon instinct,
mais là, je n'en étais qu'aux alertes oculaires
qui clignotaient bien loin des sphères de cette partie du cerveau
dont j'ignore le nom qui bosse sur autre chose que le machisme
et qui m'annonçaient qu'une Belle,
comme le dit parfois Lavilliers,
venait de franchir le seuil.
Tu le sais sans doute,
l'errance d'après les ruptures est silences et musiques,
autoroutes pour s'épuiser,
voyages pour s'enfuir en vain de soi
ou chemins désertés que l'on pratique
en se gavant de joies artificielles,
enfants qui s'interrogent,
animaux de compagnie dont on raffole,
plantes en pots à qui l'on cause,
larmes travesties sous des fous-rires de circonstances,
électroménager en panne que l'on maudit,
intégrale du docteur House regardée en boucle,
mais aussi, bien souvent,
étreintes ne débouchant
que sur encore plus de doutes et de détresse.
Je connais bien tout cela,
j'ai souffert et j'ai blessé,
dans les deux cas,
bien souvent sans même m'en rendre compte...
La poésie et l'alcool sont des béquilles non négligea-bles,
des compromis aidant le temps à faire son œuvre,
comme on dit...
Mais l'humain...
l'humain...
c'est quand même mieux, non?
Encore faut-il accepter d'apprendre
à de nouveau choisir de le laisser s'approcher,
ce foutu humain au féminin,
le seul qui me guérisse vraiment.
Et là, y a pas photos.
Je vis depuis des mois,
confortablement retranché dans une forteresse hypersécurisée,
un rien égocentrique,
fuyant tout ce qui porte jupon
et même ma garde rapprochée
s'échine à capter mon regard
plus de trois secondes.
Mais, j'en reviens à toi...
Et en poésie, si tu m'y autorises...
Les beuglements des foules ivres
soignent peu les éclipses du cœur,
tituber au contact des masses
fait rarement jaillir un arc-en-ciel,
un de ceux qui se tatoue à la mémoire
sans qu'on le lui ait demandé,
sans qu'un quelconque don
de soi, de baiser, d'intimité
n'ait été proposé ou même évoqué.
Mais pourtant soudain je te parle...
C'est jour de fête en ville...
Tu me réponds...
Je ne pressens toujours rien...
Je t'écoute...
Tu m'écoutes...
En somme...
On s'écoute...
Et soudain, je comprends que je suis en train de parler...
Non, pardon, pas de parler...
De te parler...
Et de t'entendre aussi...
Certains prétendent,
c'est leur droit,
qu'il est plus facile de se confier
à des inconnus ou des inconnues.
Ce processus ne fonctionne pas avec moi,
J'suis trop parano, trop exigeant,
pour aller me soigner,
me confesser
de ce côté-là de la condition humaine.
Et là, bien qu'aussi arrosé qu'un de nos potagers
après quinze jours de drache nationale,
lorsque je comprends ce qui se passe,
je devine que, sans le vouloir,
à moins que tu ne sois vraiment cette fée
tombée dans une chanson de U2,
tu m'as guéri de mon autisme relationnel.
Ça me sonne.
Chapeau bas!
Feu d'artifice!
Mirlitons!
Tournée générale!
Je suis libéré,
relaxé,
en fin de peine,
juste parce que tu m'as consacré un peu de temps,
parlé vrai
et, je le pense vraiment,
malgré les différentes versions,
sans aucune retenue,
avec sincérité.
Oui, mais comment te remercier?
Même si...
Même si...
Même si...
Et aussi même si... hélas...
Est-il nécessaire de rompre tout contact?
N'est-il pas trop prudent de ne rien expliquer?
Non, il me faut continuer d'avec toi communiquer...
D'abord le soir même,
par deux SMS restés sans réponse,
et puis en patientant quelques jours
avant de reprendre contact,
en espérant ne pas t'importuner.
Et maintenant,
il y a ce texte qui peu à peu s'enracine,
trouve son équilibre,
son rythme,
pas encore son humilité,
ni sa sortie d'égo, de moi je,
mais elles viendront sans doute
dans quelques temps
dans un second opus,
toute comme l'expression
de la sauvage magique beauté de ce genre d'instant
qui n'a rien du coup de foudre,
ni du coup de fou
et dont toutes les significations,
tout le symbolisme
n'émergent qu'au fil des semaines,
voire des mois...
Oui, il y a ces mots
que tu as accepté de venir lire ici,
où personne ne sait qui tu es,
où personne ne le saura jamais.
Merci à toi!
Muchas gracias pour ce cadeau du hasard et de la patience...
En espérant que nous pourrons reprendre un jour
nos échanges verbaux, certes durs
mais tellement authentiques,
comme tu dis,
je te chante de loin et pas trop fort,
faut pas faire pleuvoir non plus:
«Je te souhaite tout le bonheur du monde.»
Lacio drom!
jean-marc brogniez sur FB
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24.06.2011
Belle vierge by jim

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14.06.2011
Les Immobiles (3) by jim

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09.06.2011
Les Immobiles (2) by jim

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26.05.2011
Les Immobiles (1) by jim

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12.05.2011
Le moussaillon et la top model by jim

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02.05.2011
cordages perdus by jim

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30.01.2011
La danse du serpent.
LA DANSE DU SERPENT.
Fragile
une proie si fragile
aux mains entravées
allant
venant
dans un couloir bleu azur
quête graalique
de la tendresse
de la naturelle fraîcheur durable
mariée à l'espoir
des yeux chaloupés
s'échouent sur l'épaisse moiteur de l'absence
un silence
adroit
aiguisé
semblable à un coup de couteau
porté traîtreusement
mais sans haine
dans le bas du dos
le monde s'attarde là
nochalent
la conscience collective me mate
savoure sa victoire toute proche
l'instant tant légiféré
où j'offrirai le service de mes bras noueux
aux bastions de la conscience sourde
ensuite
je le sais
l'éclatante douleur de la vision
me sera niée à jamais
adieux
le temps prendra naissance en moi
mon agenda sponsorisé
regorgera de femelles expertes en oubli
et de chantiers décrétés primordiaux dérisoires
rap de l'inconsistance
slam de la décence
une alarme thermique
reliée à mon pouls
prendra soin de mes pulsations rachitiques
jouir oui
mais juste là où il faut
sans déborder
sans se dérober
gicler
non
non
non
hey baby
trop facile
trop débile
je n'ai pas survécu à un million de déprimes
pour terminer crypté sur ce câble atavique
baby
mes aspirations demeurent sincères
farouches comme ta bouche
ne vois-tu rien?
crois-tu que j'avale la boue juste par plaisir?
allez
approche
je suis celui que tu as cherché en vain
durant ces interminables veilles de doute
lorsque la pluie déformait ton visage
et que tu errais seule
à moitié nue
sur les estrans dilapidés
je suis ton frère d'errance
je serai ton amant
le perdant qui s'unit à la gagnante
le premier pas décisif
vers l'apaisement singulier
de l'arêne abandonnée
viens
viens
viens-là
blottis-toi
oui
juste comme ça
calme-toi
allez
ne tremble plus
je suis là
écoute
écoute
oublie cette mauvaise donne
repousse ces sanglots de frayeur
je sais
je sais je sais
il y a trop de sang
trop de sang sur les portes
trop de sang sur ton maillot de bain fleuri
trop de sang sur les murs
pourtant aux couleurs de sagesse
trop de sang
j'en ai la tête qui rue
il y a trop de violence
trop d'ignorance
beaucoup trop de finance
trop
trop de sombres prévoyances
plus assez d'innocence
ne présages-tu pas
que tes craintes rugissent en moi?
souris
souris-moi
et ma source chantera pour toi
ces mélodies imperceptibles
qui sauront apaiser ta mémoire
on dit qu'elle fut enfantée
par une larme de Galaad
un crépuscule d'hiver
où même les loups priaient on à oublié qui
parle encore
ne repars pas
brille encore
un sage des bois m'a murmuré cette formule secrète
promesse de salut
que nous avions crue égarée
elle oblitérera les liens des doutes
notre résilience tient entre toi et moi
viens
viens
je t'en prie
approche
ne crains rien
je te reconnais
qu'as-tu?
crains-tu de pleurer de joie?
as-tu peur du réveil
du premier matin du nouveau sourire?
crains-tu les fantoches attablés
au banquet de la démission?
pourquoi désirer
ce qui déjà ne nous atteint plus?
allez viens
viens dans mes bras
rions
jouons
chantons
dansons
oui
dansons
dansons
dansons sous les bombes.
jim
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16.12.2010
Tripel Karmeliet's blues
TRIPEL KARMELIET'S BLUES.
La fée des estrans,
alerte de godets, de danses et de chants,
chemine le long des fortifications
dans les brumes crépitantes de l'aurore
de bien après Carnaval.
Les cheveux rouges travaillés en de multiples tresses africaines
balayant des épaules seulement fragiles d'apparence,
insensible au froid des clameurs et des gens,
vêtue d'un simple chasuble en dentelles,
elle sème derrière elle
un apaisant parfum d'allégresse.
A ses côtés,
des chevaux de traits puissants, attentifs,
attendent les marées à crevettes
entrecoupées de processsions et de promenades dans les dunes.
Les maisons,
les canaux,
les jardins populaires
somnolent encore.
Il n'y aurait qu'à se pencher,
qu'à demander à se reposer,
qu'à recueillir la rosée attendrie des songes...
Oui, mais pourquoi importuner?
Les ailes immobiles,
silencieuses,
privées de voiles,
des moulins
chantent la berceuse
des marins disparus à la pêche en Islande.
La mer ne se tient pas très loin
mais, pourtant, déjà, on ne l'entend plus.
Alors,
assis, hébété de sérénité,
vient l'instant où l'on se demande
s'il ne serait pas utile
de simplement devenir fou
ou, alors, d'apprendre à prier...
jim
15:43 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note |
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18.11.2010
Djahane
DJAHANE
Mon estive
jamais je n'accepterai d'hier
avant d'avoir inhalé
les steppes des lendemains paisibles
en ta présence
ce qu'il me reste à vivre
appartient exclusivement à ta clémence
fixant les étoiles
puis les marins éructant leurs désirs
mêlés au sperme d'illusions délavées
oblitérant les regards d'arabesques folles
légionnaire
la route du sel
je la trace avec mes larmes
nul besoin de méharées
juste peut-être du salut fraternel
de Saint-Exupéry me survolant
mon aimée
ces fleuves éphémères intimes
je te les offre
qu'ils demeurent ma seule prière
mon unique réalité
alors
lape mes joues rougies
elles charrient le vin de mon âme
et la saveur apaisante de fruits
issus d'arbres incandescents
encore à planter.
jim
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01.11.2010
Flandre littorale
FLANDRE LITTORALE.
Un piano de bastringue décimé
Aux refrains âpres, forts, qui se hument,
Joue le bal à des canaux élimés
Courtisés par de fragiles coteaux de brume.
Combien de fois ai-je imaginé Arno,
Chantant, dansant, à la marée recourbée,
Le sang en bières, le cuir botté dans l'eau,
Face à Ostende et ses multiples baies?
Ici, la musique vit, sans fard, dans les vagues,
Les kermesses, les herbes, la démarche des filles...
Au large, la nuit dessine une escorte de bagues
Qui d'une main libère et de l'autre relie.
J'aime m'asseoir sur ces môles passés d'heure
De Dunkerque ou d'ailleurs, aimablement hantés,
Pour écouter sans craintes et surtout sans douleur,
Ces si belles légendes que le vent aime chanter...
el jim
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12.10.2010
Les oiseaux de Douaumont.
LES OISEAUX DE DOUAUMONT.
La lune a été abattue sur la terre,
Les cratères sont encore forgés d'os,
Près de 30.000 jours pour autant de chimères
Ont ponctué l'arme à gauche des mots.
De Jaurès aux Aurès en passant par Sarajevo,
La mort n'a cessé d'irriguer les sanglots
Et ceux qui par le sang versé sont devenus Français
Le furent sans doute parce qu'ils reposent en paix.
La République nous appelle
Le plus souvent lorsqu'il faut mourir pour elle.
Pour le reste, combien sommes-nous de misère rongé
Afin que soient honorées les règles du marché?
Parades militaires, bals populaires,
Baisers partagés, promesses échangées...
Durant ce temps dans les salons
Que reste-t-il des idéaux de la Révolution?
Onze novembre ou quatorze juillet,
Habiles discours, jolis bouquets.
Mais dans les glaises de Douaumont
Pourrit sans fin la folie des Nations.
lord jim
08:34 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : entrer des mots clefs |
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