01/09/2012

Rêveries by jim

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05/08/2012

OUESSANT par Anwen

 

OUESSANT

Les pilotes de l'Iroise ont raffalé leurs voiles,
Ouessant, ô Ouessant, porte les sur tes lèvres !
Ils rentrent tôt ce soir en traînant sur la grève
L'homme que la mer rejette, dans un morceau de toile.

Celui-là n'aura pas la tombe du marin,
Ouessant, ô Ouessant, porte le sur tes lèvres !
Mais la terre froide et nue recouverte d'une stèle –
A l'étroit, solitaire, au fond d'un vieux jardin.

Et la femme du matelot fermera ses volets,
L'âme une dernière fois brisée par la tempête,
Ouessant, ô Ouessant, porte la sur tes lèvres !

Mais les enfants du roc que nous sommes, ô Ouessant !
Etendront à jamais leurs mains vers d'autres rêves.
Ouessant, ô Ouessant, porte nous sur tes lèvres.


Texte d'ANWEN

source: outrereve.com

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11/07/2012

by jim

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01/06/2012

by jim

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04/04/2012

Le Rubens by jim

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05/03/2012

Corto au dessert.

CORTO AU DESSERT.

Au paradis des ivresses diaphanes,
Là où l'indolence cotoie l'infini
Et où le parfum fané des femmes
Constitue une mystique tactique de repli,
Il m'arrive de dériver la bouche béante
Et les mains comme amoureusement attendries
En oubliant les paradoxes de cette fiente
Qui fut de tout temps ma plus tendre amie.

Et les fulgurances convenues
Se contentent d'abreuver alors
Les parasites schismes dissolus
Faisant rêver à ces poussières d'or
Qui au ponant formaté des déserts
De ces savoirs sanctifiés en architectures
Offrent à l'Homme immobile une Lumière
Se lascivant bien trop vite en parure.

Qu'adviendra-t-il de nos passibles mémoires
Lorsqu'aux lavis édictés des cieux bafoués
L'on prétendra que nous recherchions la gloire
Sur les contreforts acidulés de la modernité?

Entre nous, je m'en total contrefous
Car à mon coeur rien n'est plus doux
Que le mantra symphonique de la marée
Qui, à mes pieds, ne cesse de murmure: "....."

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24/01/2012

by jim

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28/11/2011

Automnale 2 by jim

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10/11/2011

" Credo " by /é-Owl

"Credo"

Dieu n'existe pas
ça m'a frappé comme un coup d'blues,
un café froid dans un jazz-bar
... entre un flipper et deux cuirs noirs
en plein New-York des années vingt.

C'est la saveur des trafics d'âmes qu'éveille en mon bas-ventre,
aux vespérales manoeuvres du quart d'attente vrillé,
les rencarts pulsionnels.

Deux junkies sous des néons pluvieux
et une blonde langoureuse dans les bouches du quartier
où les métros malmènent ces hommes porte-manteaux
cirés

et ma vie cendrier ne comble plus mes peines.
Mes veines en artères
je débine en couleurs
sous la grisaille des postes et des chambres d'hôtel
miteuses
où râlent à toutes fenêtres des précieuses masochistes.

J'ai confondu le paradis avec les lits crasseux, autels,
des sacrifices modernes, mortuaires,
de cannibales avides de chairs.
Quatre glaçons dans mon whisky passent dans ma tête en s'égarant,
se dissipant au coin des rues sous le feu des lampadaires crus.

Rendu d'un monde d'éclats, plongé
dans les ténèbres je vogue où vaquent les putes quand elles ne travaillent pas,
j'immerge, au plus profond des eux,
les portraits décousus des yeux d'or pur, airains
qui cherchent la pépite dans ce bourbier de sang.

L'horizon éreinté ce n'est qu'un point blanchi, caché de lasses tours et de miradors gris
Autour desquels s'alignent les brumes et les effluves du béton froid et des tranchées.
Dehors,
les hommes se lèvent, s'en vont marcher,
sur les cadavres de l'avant-veille
les balles sifflant à leurs oreilles ;

au loin les voix de leurs enfants, éperdus et d'ivresse
et de plombs, de tortures,
et raflés de n'avoir jamais eu de prière
et d'étoiles en qui croire,
leur rappellent leurs tourments, leurs douleurs
et ce qu'ils ont pleuré.

Un credo :
l'amour que Dieu vous donne il le reprend au triple
et l'arrache des bras morts des mères en mal d'amour.
Les cieux de leurs sourires, miroitent sarcastiques,
aux angelots pervers et aux saints expiatoires.

Non Dieu n'existe pas, héroïne de mes jours
luxurons nous au mieux, roulons sur le plancher ;
un jour neuf s'est levé sur les trottoirs déserts
où des hommes sans but s'en vont errer sans peur.

J'ai revêtu ces plaintes pour acquérir une pâle, figure d'humanité,
me suis bercé des larmes de ceux qui pouvaient fondre au soleil rouge de leurs nuits blanches.

Il y a dans ma tête tout un monde qui crie,
les fantômes de mes pairs, déjà morts mais bien vifs
et les crocs d'un monstre noir qui me rappelle à ses abîmes.

 

/é-Owl   source: outrereve.com

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04/11/2011

Automne 1 by jim

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18/10/2011

A vif par/é-owl


Dans les regards de ces eux, qui ne savent où pleurer,
Il y a des quartiers,
Faits de gris et de noirs, de zones d'ombres et d’échafauds
d'âges oubliés.

Mers de rue, murs de misères,
l'air de rien je vaque
de long en large
à soumettre l'éphémère. A pleurer des brouillards.

Que je dépeigne-t-à la nuit la langue.
Que je déballe les mots, comme on franchit les ponts
sus-pendus, aux gibets des aurores fraîches,
et c'est le temps qui me désarme
quand près des ombres passe une âme.
Et qu'elle crie et qu'elle traîne,
au jour levant, sous le soleil
et traîne avec elle -son malheur-
qui vient s'échouer sur les récifs
des plages de béton hantées.

Les yeux d’iceux qui pensaient croire,
ont peur de voir.
Un passant d'un pas vif s'enfuit -frêle- des esquifs
où s'empaquettent
des vies de rien,
dévidées seules
au gré des jours.
Même l'espoir a fui ces tours.

J'errance tout des personnages -bariolés d'ivresse-
de leurs chemins de croix
des "crois en moi"
au croisement
qui te proposent pour quelques instants
l'Escapade et la bourse.

De vieux bus faméliques,
ternis d'années de privations, sortent
-quoi que bien rares-
de leurs rades insalubres.
Ils rampent et vont,
et viennent et repassent
-à croupetons-
le long des trottoirs de ce conglomérat d'ombres précoces.

Ici quoiqu'il arrive, un matin de janvier est un matin de plus ;
un matin de juillet un matin comme un autre.
Ici, dans les regards de ces eux, je n'ai rien lu, et ne sais qu'en penser.
Ici, on ne m'a rien appris, mais on ne m'a rien pris, on m'a demandé d'être.

Quartiers glacés, abandonnés ; ici on naît, ici on meurt.

 

by /é-owl

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01/10/2011

Aller-retour par Pendantce.

 

Aller- retour

 

Il fallait trouver un interlude, là ou prude le nomme

Une pause, le vieil homme, un intermédiaire entre

L'âpre chaud et la froide misère

 

Des cordes ! qu'il pleuvait sur le gros dindon

Des ficelles dentelées d'or et de lumière

Sur cette horloge

 

Parmi la foule dissolue et égarée, tous

En eux, suçaient des sucres d'orge, tous !

Sauf un ! 

 

Le sucre d'orge qui se faisait sucer 

Et alors, nul n'eut plus d'idée en tête

Que cette saveur molle et mielleuse

 

Il fallait l'appeler le sucre d'ores et déjà

Cependant que le goûtu de la chose

Se fit progressivement

 

Cependant même que le sucre alors

Lui aussi suçait

 

Mais même progressivement

Même d'or et de jade, le sucre,

Etait cette intermittence entre

 

La mer qui part et le vent sous le vent

 

Il fallait, il fallait, il fallait

Il fallait

Mais les gens n'avait plus rien dans le ventre

 

Il fallait alors d'un bruit ? faire la sourde oreille ?

Et leur apporter de nouveaux sucres d'orges ?

Fallait-il ?

 

Je n'étais sûr de rien, mais je savais, en outre

Qu'il en faudrait d'eux un autre abîme

La question était devenue une interrogation

 

Fallait-il que ces gens naissent ?

Fallait-il que ces gens s'usent ?

 

Il fallait évoquer une pleine mesure

Pour que

D'un ego lâché leurs âmes restent

 

Il fallait du sucre d'orge,

Toujours et toujours

Sans cesse

 

Leurs âmes mourraient s'il en eût manqué

Il fallait, il fallait, il fallait

Il phallus,

A jamais

 

 

PENDANTCE

SOURCE: FB

 

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26/09/2011

Le voile d'araignée by jim

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22/09/2011

Stay rebel by jim

 

Stay rebel by jim.jpg

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10/09/2011

Air libre by jim

 

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04/09/2011

Maillon d'or by jim

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15/08/2011

Calais by jim

 

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14/08/2011

Massambalo's blues.

 

MASSAMBALO'S BLUES.

A la sortie du port
dans l'ombre des pinèdes
là où les métaux rouillés
dansent la gigue avec les ronces
dans les chuintements
des poulies de guillotines vaincues
là où la lune
pathétique lampe de chevet aléatoire
livrée aux caprices des nuages
est la seule à accepter d'éclairer
des derniers billets verts prêtés
par des usuriers racketteurs
qui s'imaginent déjà mafias
des hommes sans charte
des femmes sans toit
et des enfants sans jeunesse
s'épuisent à rêver
aux ravissements de la terre d'en face

qu'as tu mangé hier
qui seras-tu demain
toujours tu cherches la frontière
mais devant il n'y a plus rien

rien que l'océan criminel
et les patrouilles de police militaire
rien que le vent fratricide
qui accroche dans les grilles
la peau des mains
et les malheurs du temps
rien que des songes
et le désert derrière
qui attend tes os
tes pleurs
et tes égarements

nourries de fièvres pandémiques
les marches millénaires
les migrations ancestrales
prennent une toute autre valeur
comme si tu avais oublié
que les terreurs irrépressibles
ont toujours fait partie du voyage

même si les craintes d'antan
avait une généalogie
une grille de lecture
des firmaments
sois certain qu'elles te tuaient tout autant
que cette harassante fuite en avant
qui est désormais ton seul salut

qu'as-tu mangé hier
qui seras-tu demain
toujours tu cherches la frontière
mais devant il n'y a plus rien

rien que des assemblages de vieux bois pouilleux
qui font ces barques
que faute de mieux
tu es prêt à enfourcher

afin de tenter de passer de l'autre côté

de l'autre côté

ici...


lord jim

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08/08/2011

No border by jim

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27/07/2011

L'Autre Automne par /e Owl

L'Autre Automne.

A près de quatre milles
Des balafres du temps,
A deux ou trois regards de la croisée des vides,
Aux sons de ces jazz clairs des rues de New-Orleans
Persiste l'autre Automne.

Quand le vent de Russie
-Dans les sapins de Nadochka un 6 décembre-
Souffle la neige épaisse des intérieurs-bulles
Bercé de ces crin-crins de violons trop sourds,
-Et ivre de vodka-
Le post stéréo du vieux Pyotr
Me souffle l'autre Automne.

Cet Automne,
Parfois été, parfois hiver, parfois printemps ;
Reste l'instant gravé d'ailleurs jamais connus :

Vienne, 1889
Potosi, 1843
Chenoise, 1906
Mourmansk, début XXème,
Blantyre...




L'autre Automne,
Sorte de souvenir obscur de passés alternatifs et dont les échos narguent.
Je revis d'autres lieux.

Souvent quand la pluie pèse
Sur les toits de São Paulo ;
Agüenta a Mão, João,
A la radio ;
Je m'endors face au doute trop blanc d'un mur craquelé,
Du linge coloré étendu adjacent ;
Puis je reviens à moi,
Avec toujours ce nom...
-L'autre Automne-

Cet autre Automne il est en moi.
Il me captive et il me ronge,
Il m'habite,
Me délite.
Me passionne et me noie ;

-Il est mon dernier mur-

 

 

/e Owl

source: Nocte Poesis ( forum littéraire )


 

 

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22/07/2011

Squat the world by jim

 

 

Squat the world by jim.jpg

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17/07/2011

Parcourant de secrets sentiers...

PARCOURANT DE SECRETS SENTIERS.

J'ai parcouru mille bois
libre et égaré à la fois

dans la brumeuse confusion de l'automne
là où les cris des animaux à l'écho mêlés
ne ressemblent à rien de connu
là où les rochers
gueules noires sourdes prêtes à happer
rappellent de discrets sourires hantés
j'ai rêvé

dissimulé
sous des lambeaux vaporeux immobiles et frais
j'ai songé à façonner une rude tanière
où j'aurais vécu digne et nu
sans un instant songer au dehors

souvent
il m'est arrivé d'imaginer
un antre légendaire inspiré
où la solitude ne serait plus
qu'un anachronique vice citadin obsolète

arlequin de boues fertiles et de feuillages luisants
j'irais dansant
contant mirages aux nuages

nulle clameur au loin

juste l'ombre hors du chemin

les douleurs enfouies
quittant alors leurs écrins
pourraient m'asperger

dans la tiède pénombre de la forêt
je saurais leur parler
et sans gémir
apprendre à les accepter
à enfin les soigner

oui
je te l'avoue
parcourant de secrets sentiers

j'ai souvent rêvé...


lord jim


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29/06/2011

Fleurs pour la fée aux trois prénoms.

 

Bonjour ou soir ou joyeux midi,

ce petit hommage respectueux que je suis très heu-reux de te dédier n'est ni un plan drague ni même un plan cul; je ne m'approche plus trop près des femmes qui sont avec un autre, cela génère trop de souffran-ce, trop de cris, trop de larmes.

Non, il s'agit juste d'une tentative d'exprimer les émotions que j'ai ressenties ce jour-là et de partager ce quelque chose de positif avec toi et d'autres car il illustre le fait que l'on n'est jamais complètement détruit psychologiquement et/ou sentimentalement , aveugle et sourd même si l'on pensait l'être.

 

Jim

 

 

DES FLEURS POUR LA FEE AUX TROIS PRENOMS.

 

 

Cuicui!

 

Tu ressembles à un personnage de Wim Wenders, à une fée directement mailée d'une étoile rock'n'roll sensuelle vers une bonne chanson de U2,

tu sais,

du genre de celles qu'on se repasse en boucle

en dansant seul dans le salon,

un lent et long samedi soir d'hiver...

 

 

Je me devais de débuter de cette façon,

parce que c'est comme cela que mes yeux t'ont découverte,

sous cette casquette

qui te donnait également l'air d'une fan des Waterboys.

 

 

Beaucoup d'images en quelques secondes...

Un flux interpellant qu', à chaud, je ne vois pas venir,

puisqu'un simple événement banal vient de se produire:

quelqu'un vient d'entrer dans ce bar,

le seul où je me sente encore un peu chez moi en Belgique...


 

Une femme,

une différente aurait dû me murmurer mon instinct,

mais là, je n'en étais qu'aux alertes oculaires

qui clignotaient bien loin des sphères de cette partie du cerveau

dont j'ignore le nom qui bosse sur autre chose que le machisme

et qui m'annonçaient qu'une Belle,

comme le dit parfois Lavilliers,

venait de franchir le seuil.

 

 

Tu le sais sans doute,

l'errance d'après les ruptures est silences et musiques,

autoroutes pour s'épuiser,

voyages pour s'enfuir en vain de soi

ou chemins désertés que l'on pratique

en se gavant de joies artificielles,

enfants qui s'interrogent,

animaux de compagnie dont on raffole,

plantes en pots à qui l'on cause,

larmes travesties sous des fous-rires de circonstances,

électroménager en panne que l'on maudit,

intégrale du docteur House regardée en boucle,

mais aussi, bien souvent,

étreintes ne débouchant

que sur encore plus de doutes et de détresse.

 

 

Je connais bien tout cela,

j'ai souffert et j'ai blessé,

dans les deux cas,

bien souvent sans même m'en rendre compte...

 

 

La poésie et l'alcool sont des béquilles non négligea-bles,

des compromis aidant le temps à faire son œuvre,

comme on dit...

 

 

Mais l'humain...

l'humain...

c'est quand même mieux, non?

 

 

Encore faut-il accepter d'apprendre

à de nouveau choisir de le laisser s'approcher,

ce foutu humain au féminin,

le seul qui me guérisse vraiment.

 

 

Et là, y a pas photos.

 

Je vis depuis des mois,

confortablement retranché dans une forteresse hypersécurisée,

un rien égocentrique,

fuyant tout ce qui porte jupon

et même ma garde rapprochée

s'échine à capter mon regard

plus de trois secondes.


 

Mais, j'en reviens à toi...

 

Et en poésie, si tu m'y autorises...

 

 

Les beuglements des foules ivres

soignent peu les éclipses du cœur,

tituber au contact des masses

fait rarement jaillir un arc-en-ciel,

un de ceux qui se tatoue à la mémoire

sans qu'on le lui ait demandé,

sans qu'un quelconque don

de soi, de baiser, d'intimité

n'ait été proposé ou même évoqué.

 

 

Mais pourtant soudain je te parle...

 

 

C'est jour de fête en ville...

 

Tu me réponds...

 

Je ne pressens toujours rien...

 

Je t'écoute...

Tu m'écoutes...

En somme...

On s'écoute...

 

Et soudain, je comprends que je suis en train de parler...

Non, pardon, pas de parler...

De te parler...

Et de t'entendre aussi...

 

 

Certains prétendent,

c'est leur droit, 

qu'il est plus facile de se confier

à des inconnus ou des inconnues.

Ce processus ne fonctionne pas avec moi,

J'suis trop parano, trop exigeant,

pour aller me soigner,

me confesser

de ce côté-là de la condition humaine.

 

 

Et là, bien qu'aussi arrosé qu'un de nos potagers

après quinze jours de drache nationale,

lorsque je comprends ce qui se passe,

je devine que, sans le vouloir,

à moins que tu ne sois vraiment cette fée

tombée dans une chanson de U2,

tu m'as guéri de mon autisme relationnel.

 

 

Ça me sonne.

 

 

Chapeau bas!

Feu d'artifice!

Mirlitons!

Tournée générale!

 

 

Je suis libéré,

relaxé,

en fin de peine,

juste parce que tu m'as consacré un peu de temps,

parlé vrai

et, je le pense vraiment,

malgré les différentes versions,

sans aucune retenue,

avec sincérité.

 

 

Oui, mais comment te remercier?

 

Même si...

Même si...

Même si...

Et aussi même si... hélas...

 

Est-il nécessaire de rompre tout contact?

N'est-il pas trop prudent de ne rien expliquer?

 

Non, il me faut continuer d'avec toi communiquer...

 

 

D'abord le soir même,

par deux SMS restés sans réponse,

et puis en patientant quelques jours

avant de reprendre contact,

en espérant ne pas t'importuner.

 

 

Et maintenant,

il y a ce texte qui peu à peu s'enracine,

trouve son équilibre,

son rythme,

pas encore son humilité,

ni sa sortie d'égo, de moi je,

mais elles viendront sans doute

dans quelques temps

dans un second opus,

toute comme l'expression

de la sauvage magique beauté de ce genre d'instant

qui n'a rien du coup de foudre,

ni du coup de fou

et dont toutes les significations,

tout le symbolisme

n'émergent qu'au fil des semaines,

voire des mois...

 

 

Oui, il y a ces mots

que tu as accepté de venir lire ici,

où personne ne sait qui tu es,

où personne ne le saura jamais.

 

 

Merci à toi!

Muchas gracias pour ce cadeau du hasard et de la patience...

 

 

En espérant que nous pourrons reprendre un jour

nos échanges verbaux, certes durs

mais tellement authentiques,

comme tu dis,

je te chante de loin et pas trop fort,

faut pas faire pleuvoir non plus:

«Je te souhaite tout le bonheur du monde.»

 

Lacio drom!

 

 

jean-marc brogniez sur FB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24/06/2011

Belle vierge by jim

 

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14/06/2011

Les Immobiles (3) by jim

 

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09/06/2011

Les Immobiles (2) by jim

 

Aux (l)armes citoyens 0489 2 NB appareil boîte photo 5.jpg

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26/05/2011

Les Immobiles (1) by jim

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12/05/2011

Le moussaillon et la top model by jim

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02/05/2011

cordages perdus by jim

 

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30/01/2011

La danse du serpent.

 

 

LA DANSE DU SERPENT.

 

Fragile

une proie si fragile

aux mains entravées

allant

venant

dans un couloir bleu azur

 

quête graalique

de la tendresse

de la naturelle fraîcheur durable

mariée à l'espoir

 

des yeux chaloupés

s'échouent sur l'épaisse moiteur de l'absence

 

un silence

adroit

aiguisé

semblable à un coup de couteau

porté traîtreusement

mais sans haine

dans le bas du dos

 

le monde s'attarde là

nochalent

 

la conscience collective me mate

savoure sa victoire toute proche

l'instant tant légiféré

où j'offrirai le service de mes bras noueux

aux bastions de la conscience sourde

 

ensuite

je le sais

l'éclatante douleur de la vision

me sera niée à jamais

 

adieux

 

le temps prendra naissance en moi

 

mon agenda sponsorisé

regorgera de femelles expertes en oubli

et de chantiers décrétés primordiaux dérisoires

 

rap de l'inconsistance

slam de la décence

 

une alarme thermique

reliée à mon pouls

prendra soin de mes pulsations rachitiques

 

jouir oui

mais juste là où il faut

sans déborder

sans se dérober

gicler

 

non

non

non

 

hey baby

trop facile

trop débile

 

je n'ai pas survécu à un million de déprimes

pour terminer crypté sur ce câble atavique

baby

 

mes aspirations demeurent sincères

farouches comme ta bouche

 

ne vois-tu rien?

crois-tu que j'avale la boue juste par plaisir?

 

allez

approche

je suis celui que tu as cherché en vain

durant ces interminables veilles de doute

lorsque la pluie déformait ton visage

et que tu errais seule

à moitié nue

sur les estrans dilapidés

 

je suis ton frère d'errance

 

je serai ton amant

le perdant qui s'unit à la gagnante

le premier pas décisif

vers l'apaisement singulier

de l'arêne abandonnée

 

viens

viens

 

viens-là

blottis-toi

 

oui

juste comme ça

 

calme-toi

 

allez

ne tremble plus

je suis là

 

écoute

écoute

 

oublie cette mauvaise donne

repousse ces sanglots de frayeur

 

je sais

je sais je sais

il y a trop de sang

trop de sang sur les portes

trop de sang sur ton maillot de bain fleuri

trop de sang sur les murs

pourtant aux couleurs de sagesse

trop de sang

 

j'en ai la tête qui rue

 

il y a trop de violence

trop d'ignorance

beaucoup trop de finance

trop

trop de sombres prévoyances

plus assez d'innocence

 

ne présages-tu pas

que tes craintes rugissent en moi?

 

souris

souris-moi

et ma source chantera pour toi

ces mélodies imperceptibles

qui sauront apaiser ta mémoire

 

on dit qu'elle fut enfantée

par une larme de Galaad

un crépuscule d'hiver

où même les loups priaient on à oublié qui

 

parle encore

ne repars pas

 

brille encore

 

un sage des bois m'a murmuré cette formule secrète

promesse de salut

que nous avions crue égarée

 

elle oblitérera les liens des doutes

 

notre résilience tient entre toi et moi

 

viens

viens

 

je t'en prie

approche

 

ne crains rien

je te reconnais

 

qu'as-tu?

 

crains-tu de pleurer de joie?

 

as-tu peur du réveil

du premier matin du nouveau sourire?

 

crains-tu les fantoches attablés

au banquet de la démission?

 

pourquoi désirer

ce qui déjà ne nous atteint plus?

 

allez viens

viens dans mes bras

 

rions

jouons

chantons

dansons

 

oui

dansons

 

dansons

 

dansons sous les bombes.

 

                       jim

 

 

10:32 Écrit par jim | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |